JEUDI 23 JUILLET à 18h – Chapelle St Bernardin 18h
18h : PRESENTATION par Philippe DEPETRIS, conseiller artistique
18h30 : CONCERT GRATUIT « Sérénades d’Italie »
Solisti della Cameristica di Milano :
. Gabriele OLIVETI (violon)
. Chiara OLIVETI (alto)
. Alberto DRUFUCA (violoncelle)
. Philippe DEPETRIS (flûte)
19h30 : VERNISSAGE de l’exposition « Le Chemin de Croix » de Gérard RAYMOND-PIERRE, peintre (exposition du 23 juillet au 4 octobre aux heures d’ouverture de la Chapelle, fermé le dimanche et lundi)
I Solisti della Nuova Cameristica di Milano :
Gabriele OLIVETI (violon), Chiara OLIVETI (alto), Alberto DRUFUCA (violoncelle) et Philippe DEPETRIS (flûte)
L’ensemble I Solisti della Nuova Cameristica di Milano (Gabriele Oliveti (violon), Chiara Oliveti (alto) et Alberto Drufuca (violoncelle)), réunit trois solistes reconnus de la scène italienne qui s’associent au flûtiste Philippe Depetris qui occupe de par sa carrière d’interprète et d’homme de culture une place singulière. Celle d’un acteur structurant de la vie musicale et, plus largement, d’un passeur entre les œuvres et le public. Cet ensemble où la tradition italienne des cordes rencontre l’élégance de l’école française de flûte dans la richesse du dialogue entre souffle et archets, propose un voyage original qui va d’un trio de Boccherini à deux des célèbres sonates « a quattro » de Rossini où s’expriment brillance, équilibre et virtuosité en passant par le célèbre quatuor en ré majeur K 285 de Mozart joyau jubilatoire de la musique galante dont le sommet est un adagio solaire dans lequel la sonorité de la flûte émerge des pizzicati des cordes qui dessinent un environnement d’une rare légèreté.
Quand Nathalie et Philippe Depetris m'ont proposé d'exposer dans la crypte de la chapelle Saint-Bernardin ils m'ont mis dans une situation périlleuse. Ce lieu inspirant méritait une exposition originale, nouvelle, dont l'ambition serait qu'elle s'inscrive dans l'espace, sans le dénaturer. Cependant, que réaliser que l'histoire du christianisme n'a pas déjà montré des milliers de fois? De plus, l'histoire de l'art religieux est bornée par des génies tels que, à moins d’être imbu de soi-même, il est vaniteux de croire pouvoir réaliser autre chose qu'une médiocre contribution. Pourtant, chaque oeuvre religieuse doit, avant tout, être un acte de foi. En cela, aucun croyant ne peut être disqualifié. Aussi, après avoir longuement réfléchi et prié, je me suis attelé aux illustrations de ce Chemin de Croix. Je me suis souvenu que sa sainteté le pape Jean-Paul II avait parcouru, le Vendredi Saint 29 mars 1991, un chemin de croix différent de celui que les catholiques connaissent traditionnellement. Chacune des quatorze stations y correspondait à des passages du Nouveau Testament. Dans les chemins de croix traditionnels seulement huit stations sont relatées dans les Évangiles. Aussi c'est ce Chemin de Croix que j'ai choisi d'illustrer. Il débute par l'agonie au jardin de Gethsémani, inclue le reniement de Pierre et la promesse faite au bon larron... Par la suite, Jean-Paul II l’a souvent célébré sous cette forme. Les quatorze stations sont réalisées à l'encre et au pastel, avec des rehauts à la feuille d'or, sur papier aquarelle Arches, grain fin, quatre bords frangés, de 640 g/m², au format de 56 par 76 cm. En ce qui me concerne, ce chemin de croix est un acte de foi. Comme toute oeuvre musicale, picturale, architecturale exaltant le sacré, il est fait pour encourager la prière, le recueillement, la méditation..
Gérard RAYMOND-PIERRE